Petit traité sur l’immensité du monde – Sylvain Tesson

immensité monde

Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d’Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes.Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l’enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux. Ce Petit traité sur l’immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l’ordre établi.

Mon avis : comment vous dire… je suis tombée amoureuse de l’écriture de Sylvain Tesson il y a quelques mois avec Dans les forêts de Sibérie, et je ne suis toujours pas guérie! Sylvain Tesson, c’est un voyageur, un explorateur, un vagabond bivouaqueur, c’est une écriture, un état d’esprit, un retour aux sources, à la nature, à l’essentiel, un appel à une autre philosophie de vie, loin de l’ultra-connectivité et du superficiel (dixit la fille collée devant son écran).  Ici, il décortique de sa plume fine, acérée, riche, drôle et unique, sa foi en le nomadisme, le vagabondage, les immenses richesses que nous offre la nature, que vous dire de plus si ce n’est que je suis totalement conquise! A votre tour de vous laisser tenter.

Un petit extrait : Il est heureux […] que nous l’ayons appris (que l’homme descend du singe, ndlr). Car nous savons à présent pourquoi nous sommes débiles à la course, maladroits à la nage, inaptes aux longues marches, incapables de sauter, de ramper et de voler. Tous nos malheurs sont nés du fait d’avoir quitté nos arbres. Il est salutaire d’y retourner au moins de temps en temps. Pour retrouver nos racines, il faut remonter dans les branches.

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La formule de Dieu – José Rodrigues Dos Santos

formule dieu

Printemps 1951, deux espions de la CIA épient une rencontre de la plus haute importance entre David Ben Gourion, « premier » Premier Ministre de l’État d’Israël, et Albert Einstein. L’objet de leur discussion : l’obtention de l’arme nucléaire par le jeune état juif et l’existence de Dieu. Cinquante ans plus tard, Tomas Noronha, expert en cryptologie, est appelé au Caire par une mystérieuse jeune femme. Sa mission : déchiffrer un cryptogramme caché dans un document détenu par le gouvernement de Téhéran. Un manuscrit écrit de la main d’Albert Einstein dont le contenu pourrait bousculer l’ordre mondial. Tomas Noronha devient alors un agent double censé collaborer avec les Iraniens pour informer l’Occident. Mais au cours de son enquête, il découvre que le fameux manuscrit contient beaucoup plus de choses que ne l’espéraient ses différents commanditaires. Il serait tout simplement la preuve scientifique de l’existence de Dieu.

Mon avis : Pas à la hauteur de mes espérances… J’étais très curieuse de me plonger dans un de ces opus de José Rodrigues dos Santos, mêlant science, religion et enquête policière et peut-être en attendais-je trop car j’ai été un peu déçue. Si, indéniablement, l’auteur a poussé ses recherches auprès de la communauté scientifique et a su nous offrir un large panel de théories scientifiques sur le Big Bang, la formule de Dieu, la théorie de la relativité d’Einstein, les théorèmes d’incomplétude de Gödel, l’histoire personnelle de notre cryptologue/ espion en herbe était un peu « téléphonée ». S’il a su maintenir le suspense à chaque fin de chapitre, une fois percé le mystère dans le chapitre suivant, il manquait un certain effet de surprise pour me convaincre, j’ai eu un peu trop souvent le sentiment de « tout ça pour ça ». Ce fut tout de même une lecture agréable, quoique parfois un peu longuette, et qui se lut avec fluidité, mais qui ne m’a pas suffisamment emballée pour que j’ai envie de lire les autres opus des aventures de tomas Noronha. 

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La mesure de la dérive – Alexander Maksik

Dérive

Sur l’île grecque de Santorin, Jacqueline, une jeune émigrée libérienne, s’accroche coûte que coûte à la vie, grâce aux quelques restes qu’elle trouve sur la plage à la nuit tombée. Sa solitude, c’est l’exil, le ventre vide, la résistance quotidienne et la peur d’être arrêtée. C’est aussi un passé qui tient dans un sac à dos ; et pour toute compagnie, la voix lancinante d’une mère qui ne cesse de rappeler cette vie qu’il a fallu fuir…
« Étonnamment, superbement, Alexander Maksik fait de cette vie errante et obstinée […] une aventure bouleversante, un drame solaire, écrit avec une efficace et subtile empathie. » Catherine Simon, Le Monde

Mon avis : Entre bouleversement et triste réalité ô combien d’actualité. Pas à pas, dans le sable, dans la rue, dans la solitude, dans l’attente, dans l’espoir, dans les souvenirs, on suit Jacqueline et son ressenti. C’est une très belle histoire, bien que triste, bien que cruelle, à aucun moment on ne tombe dans la mièvrerie ou la facilité ; en lisant le quotidien de Jacqueline raconté avec une plume sensible et poétique et beaucoup d’humilité, en se sent terriblement ancré dans une réalité bien loin de son propre quotidien mais qui aide à relativiser et à se rendre compte que la vie est loin d’être rose ailleurs. C’est poignant, criant de vérité, ça se lit facilement, je ne peux que recommander cette lecture.  

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Constellation – Adrien Bosc

constellation

Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. « Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante-huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit. »

MON AVIS : Très documenté et bien écrit mais…
C’est un livre dont je guettais la sortie en poche (prévue le 26 août 2015 aux éditions Livre de Poche pour ceux que cela intéresse), mais que j’ai eu la chance de trouver à la médiathèque avant. L’enthousiasme général à sa sortie avait attisé ma curiosité, comment un si jeune écrivain pouvait s’intéresser, et écrire sur cet évènement survenu en 1949 ? Adrien Bosc nous sert d’une écriture parfaitement maîtrisée tout un tas d’informations aussi bien sur les passagers disparus dans le crash que sur les recherches effectuées après par les autorités compétentes. C’est un livre très documenté, on sent que l’auteur a fouillé son sujet avec beaucoup de sérieux, j’ai beaucoup appris sur ce tragique accident, sur les passagers connus ou anonymes, j’ai été touchée aussi par leurs histoires mais il m’a manqué un petit je ne sais quoi pour être parfaitement emballée, ou peut-être en attendais-je trop compte tenu de l’engouement général. Ce n’est pas un livre que je recommanderais pour les vacances, ce n’est pas une lecture détente,  mais tous ceux qui veulent découvrir la remarquable écriture d’Adrien Bosc et/ou approfondir leurs connaissances sur le sujet pourront se laisser tenter.

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Beignets de tomates vertes – Fannie Flagg

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Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer… Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.

MON AVIS : Magnifique, un très beau livre !
Ca fait plus de dix ans que j’entends parler de ce livre et toujours en bien, il était temps que je le lise enfin. Beignets de tomates vertes fait partie de ces livres dans lesquels on se sent bien quand on les lit, comme confortablement intallé dans un sofa douillet, enveloppé de chaleur humaine, de générosité, de bons sentiments, malgré certains passages assez durs, la justice vainc toujours. J’ai beaucoup aimé retrouver l’esprit de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee, cette période ségrégationniste dans le Sud des Etats-Unis, ces protagonistes épris de justice et de fraternité. J’ai eu quelques craintes de me perdre un peu parmi le nombre important de personnages, mais c’est en avançant petit à petit dans ma lecture que j’ai apprivoisé ces figures toutes plus attachantes les unes que les autres. Les chapitres (très courts) s’alternent entre passé et présent, passé raconté par Ninny dans le présent à Evelyn, le tout saupoudré d’extraits de la gazette de Whistle Stop où la postière s’amuse (et nous amuse) à charrier son époux, une pointe d’humour tout à fait délicieuse. Pour les gourmands gourmets, à la fin du livre, on peut retrouver la fameuse recette des beignets de tomates vertes, ainsi que d’autres recettes tout aussi alléchantes. C’est savoureux, c’est tendre, c’est enveloppant de chaleur humaine, une excellente lecture que je recommande chaudement, ne faites pas comme moi, n’attendez pas aussi longtemps pour découvrir cette merveille. 

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Série Z – J.M. Erre

série Z

Félix Zac vit aux crochets de Sophie – qui a de nombreuses qualités, dont la plus remarquable est de supporter Félix. Elle a seulement des doutes, parfois, sur la santé mentale de son ami, qui a tendance à mélanger fiction et réalité. Cinéphile, Félix écrit des scénarios qu’il n’achève jamais. Jusqu’au jour où, mystérieusement inspiré, il met un point final à L’Hospice de l’Angoisse. L’intrigue se passe à la Niche Saint-Luc, joyeuse maison de retraite où de vieux acteurs terminent leur existence. Dans cet établissement au-dessus de tout soupçon, un cadavre va semer le trouble. D’autant plus qu’il est le premier d’une longue série. Félix est sûr du succès : un certain Boudini, producteur à Rungis, s’intéresse à son chef-d’oeuvre ! Les ennuis commencent quand la fiction rattrape la réalité, et que de vrais cadavres se ramassent à la pelle. Où est le vrai ? Où est le faux ?!

MON AVIS : Désopilant ! Une excellente lecture détente, idéale pour les vacances !
Après « Le mystère Sherlock » qui m’avait bien fait rire, je me suis laissée tenter par cet autre roman de J.M.Erre, et je n’ai pas été déçue! J’ai retrouvé l’humour et l’écriture fluide de cet auteur ainsi que sa construction particulière des chapitres, mais surtout des personnages hauts en couleur et une enquête qui tient la route. Les chapitres sont courts et engendrent le syndrome du « Allez encore un petit dernier, après je vais ….. » sauf que vous n’allez nulle part car c’est assez addictif, et qu’avant d’avoir dit ouf, vous avez terminé le livre et oublié de vous remettre de la crème solaire! En résumé, vraiment une excellente lecture détente pour les vacances.

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Good Morning Mr Mandela – Zelda La Grange

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Née en Afrique du Sud dans une famille d’Afrikaners, Zelda la Grange a soutenu l’apartheid. Quelques années après la fin de la ségrégation, elle est embauchée comme dactylo auprès du « premier président noir d’Afrique du Sud ». Elle a 23 ans et est bien décidée à se faire la plus discrète possible, elle, dont l’entourage considère Nelson Mandela comme un terroriste. Une rencontre fortuite avec le président va bouleverser sa vie. Très vite, il fait d’elle son assistante personnelle et Zelda apprend à respecter cet homme ; ses idées préconçues s’écroulent au fil des voyages et des rencontres dans lesquels elle est entraînée. Pendant une vingtaine d’années, elle va consacrer tout son temps au président. Dans ce livre, Zelda la Grange rassemble souvenirs et anecdotes, et raconte l’incroyable revirement de son histoire. Un message de tolérance.
Un témoignage d’amour autant que d’histoire politique, conte de fées aussi. Philippe Trétiack, Elle.

MON AVIS : Emouvant, et un bel hommage à l’Homme qu’a pu être Nelson Mandela.
Dans une écriture très fluide, Zelda la Grande nous raconte son quotidien auprès de Madiba durant près de vingt ans, le bouleversement rapide de ses idées préconçues aux côtés de cet homme, l’immense générosité dont il faisait preuve, et le respect qu’il imposait à quiconque le rencontrait. J’ai aimé ces quelques jours de lecture si particulière, j’avais l’impression que les mots de Zelda m’imprégnaient, comme si j’avais été durant ces 584 pages, moi même aux cotés du Grand Nelson Mandela, je l’ai même envié cette veinarde de Zelda! Elle raconte leur quotidien, leurs voyages aux quatre coins du globe pour rencontrer des chefs d’états ou autres grandes personnalités du monde entier, le combat mené chaque jour pour l’éducation de tous les enfants, l’égalité des chances, la liberté, mais surtout cette relation si forte qui les unissait, concoctée de respect mutuel, de grande complicité, et de soutien omniprésent. Une lecture qui m’a beaucoup touchée et qui invite à marquer d’une croix rouge le 18 juillet de chaque année : Le fameux Mandela Day.

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Le cycliste de Tchernobyl – Javier Sebastian

tchernobyl

Un vieil homme hagard, entouré de sacs remplis de vêtements, est abandonné dans un self-service sur les Champs-Élysées. «Ne les laissez pas me tuer», c’est tout ce qu’il sait dire.
Pripiat, ville fantôme, à trois kilomètres de la centrale de Tchernobyl : dans les rues désertes, entre la grande roue neuve et les autos tamponneuses abandonnées, pas âme qui vive. Sauf les samosiol, ceux qui sont revenus dans la zone interdite. Laurenti Bakhtiarov chante Demis Roussos devant la salle vide du ciné-théâtre Prometheus, deux Américains givrés testent les effets de la radioactivité sur leur corps… Au coeur d’une apocalypse permanente, Vassia, le cycliste, croit encore à la possibilité d’une communauté humaine.
Ce roman magistral est librement inspiré de la vie de Vassili Nesterenko, physicien spécialiste du nucléaire, devenu l’homme à abattre pour le KGB pour avoir tenté de contrer la désinformation systématique autour de Tchernobyl.
Des paysages hallucinés aux aberrations du système soviétique, Sébastian signe un texte d’une force rare, à la fois glaçant et étrangement beau, hymne à la résistance dans un monde dévasté.
Javier Sébastian est né à Saragosse en 1962. Auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, il vit à Barcelone. Le Cycliste de Tchernobyl a obtenu le prix Cálamo 2011 en Espagne et a été traduit en allemand, italien, néerlandais.
«Un roman magnifique que je recommande avec enthousiasme à tous ceux qui cherchent dans la littérature l’actualité, l’exigence et l’excellence.»
Santos Sanz Villanueva, El Mundo, 27 mai 2011
«Élégance stylistique, extraordinaire force des images. Le roman du silence. Le Cycliste de Tchernobyl est un grand livre.»
Álvaro Colomer, Qué leer

Mon avis : Déroutant, addictif et instructif, une très bonne lecture ! C’est un livre que j’avais repéré à sa sortie, le sujet peu banal m’intéressait, je pensais attendre sa sortie poche, mais en traînant à la médiathèque,  je suis tombée dessus, alors pourquoi attendre davantage! La lecture fut à la hauteur de mes attentes, j’ai appris plein de choses sur la tragédie survenue à Tchernobyl en 1986, sur les populations vivant aux alentours, notamment sur ceux revenus vivre chez eux, sur les risques encourus, les conséquences réversibles et irréversibles. L’histoire mêlant réalité et fiction est assez addictive, on démarre par la rencontre de nos deux protagonistes principaux, puis la lecture s’alterne entre les flash-backs sur l’histoire du scientifique Vassili Nesterenko dans les années 1980, et la suite du chassé-croisé entre le narrateur et Vassili, on a vraiment envie de comprendre comment ce petit vieux s’est retrouvé dans un self-service à Paris, et de connaître l’issue de cette histoire. J’ai beaucoup appris sur cette période, sur les non-dits liés à cette catastrophe, sur la résistance des habitants aussi, ce fut une lecture très enrichissante. Seul petit bémol s’il en fallait un, la construction du livre est un peu fouillis, on est parfois un peu perdu dans le temps, mais la force du livre réside dans sa richesse en informations et son histoire très prenante. Encore une bonne pioche !

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Vague de chaleur – Richard Castle

castle

Un magnat de l’immobilier est retrouvé mort au pied de son immeuble de Manhattan. Et visiblement, il a eu de l aide pour passer par-dessus la rambarde… Une femme avec un passé trouble réchappe de justesse d’une embuscade. Il faut chaud, trop chaud, à New York et les passions semblent se déchaîner. Quand un autre meurtre a lieu dans l’entourage de l’homme d affaires assassiné, la police enquête en eaux troubles, là où le secret et le silence font loi.
Mais l’enquêtrice de choc Nikki Heat est là pour faire la lumière sur cette sale affaire. Avec son équipe, elle va percer un à un tous les secrets du mort, flambeur incestueux aux multiples ennemis. Des secrets que de nombreuses personnes auraient préféré laisser dans l’ombre…

Mon avis : Fidèle à la série ! Pour les fans de la série Castle, vous ne serez pas déçus, vous retrouverez le style, l’humour, les personnages, vous aurez l’impression de lire un épisode. Le style est simple et sans chichi, c’est une lecture légère et parfaite pour la plage. J’ai pris ce livre plus par curiosité que par réelle envie, et je n’ai pas réussi à percer le mystère sur l’identité du véritable auteur de cette fiction. Personnellement, j’ai aimé, sans plus, et je ne lirai pas les autres tomes, j’ai la manie d’en vouloir plus quand je lis, je veux découvrir, apprendre, être surprise, être émue, rire, pleurer, être touchée … et tout ceci me manquait dans ce livre, à part peut-être l’humour propre à Castle, mais très franchement, mieux vaut regarder un épisode.

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Soufi mon Amour – Elif Shafak

soufi

Après quarante ans d’une vie confortable, sans éclat ni passion, Ella n’imaginait pas un jour changer sa destinée. Engagée comme lectrice, elle découvre un manuscrit retraçant la rencontre au XIIIème siècle du poète Rûmi avec le plus célèbre derviche du monde musulman. C’est la révélation. Transcendée par cette histoire, elle s’initie au soufisme et à la splendeur de l’amour…  »
Avec Soufi mon amour, Elif Shafak signe son meilleur roman.  » Isabelle Vramian, Elle
Traduit de l’anglais (Turquie) par Dominique Letellier

MON AVIS : Magnifique ! Un coup de coeur !
Après avoir lu La bâtarde d’Istanbul que j’avais adoré, je savais déjà que je ne serais pas déçue par ce roman d’Elif Shafak, mais ce fut bien au delà de ça. L’histoire d’Ella n’est que la partie émergée de l’iceberg de ce livre, on se plonge avec bonheur dans l’histoire du manuscrit qu’elle lit, celle de Rûmi et Shams au treizième siècle, on découvre les quarante règles du soufisme que Shams enseigne à Rûmi ainsi que ce lien si fort et si pur qui les unit qu’est l’Amour.
J’ai beaucoup appris, sur le soufisme, sur les derviches(tourneurs), sur ces personnages qui ont réellement existé, j’ai découvert une spiritualité qui m’était inconnue et tout le long de ma lecture, ce livre avait comme un pouvoir sur moi, la sagesse et les mots de Shams de Tabriz ont su m’apaiser à maintes reprises. Entre les lignes, on peut réfléchir à son propre rapport à l’autre, à l’amour que l’on donne ou que l’on reçoit. Pour ma part, j’ai maintenant envie d’aller plus loin en lisant d’autres livres sur l’histoire de Rûmi et Shams et sur le soufisme.
Elif Shafak a une écriture à la fois fluide, accessible et  riche. Les chapitres sont courts et savamment construits tout comme leur enchaînement ; avant même de s’en rendre compte on a déjà englouti 473 pages! Un pur régal de lecture que je ne peux que vous conseiller!

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